Contexte global
- La protection sociale formelle en Guinee couvre moins de 8% de la population. Cette faible couverture est la conséquence directe de la prédominance de l’économie informelle qui emploie la majorité de la population et qui échappe en grande partie aux mécanismes contributifs classiques. On estime en effet que près de 60 % du PIB provient du l’économie informelle qui représente plus de 90 % des emplois. L'informalité constitue ainsi le principal obstacle à l'extension de la protection sociale contributive. Il en ressort que le système couvre une faible proportion de la population composée des personnes qui ont un revenu régulier et qui ne font généralement pas partie des populations les plus vulnérables.
- La gouvernance du secteur est repartie entre plusieurs ministères et structures. Le volet contributif relève du ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection Sociale (METPS). Ce département ministériel assure la tutelle des organismes publics relevant de la protection sociale et veille à l’extension progressive de la couverture sociale, y compris dans le secteur informel. La Caisse Nationale de Sécurité Sociale gère les régimes de base pour les travailleurs du secteur privé et parapublique, tandis que la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale gère les régimes de prévoyance.
- S’agissant du volet non-contributif, c’est le ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités (MFFS) qui est le bras technique du gouvernement. Deux institutions majeures opèrent sur le volet non contributif : le Fonds de Développement Social et de l'Indigence (FDSI), qui prend en charge les personnes indigentes et gère le Registre Social Unifié (RSU), et l'Agence Nationale d'Inclusion Économique et Sociale (ANIES), qui appuie actuellement 150 000 ménages vulnérables, dont 15 000 bénéficient d'un paquet d'inclusion productive complet (projet NAFA).
- D'autres ministères sectoriels (Santé, Éducation, Agriculture) contribuent à des fonctions de protection sociale à travers des instruments spécifiques (gratuité de la césarienne, cantines scolaires, distribution de semences). Cette multiplicité d'acteurs, si elle témoigne d'une volonté politique réelle, génère néanmoins des risques de chevauchements, de redondances et de dispersion des ressources.
- La protection sociale (tous régimes confondus) absorbe moins de 3 % du budget national. Le budget du ministère en charge de l'action sociale n'a jamais dépassé 1 % du budget national au cours des dix dernières années. L'analyse budgétaire réalisée en 2024 par le ministère du budget avec l’appui technique de l'UNICEF révèle une volatilité préoccupante des dotations allouées au ministère en charge de l'action sociale entre 2021 et 2024, avec une chute de 21,5 % en termes nominaux en 2024 après une croissance soutenue entre 2021 et 2023
Justification de la formation TRANSFORM en Guinee
- La Guinée se trouve à l'aube d'une transition économique majeure grâce au mégaprojet minier de Simandou, qui devrait propulser la croissance à 5-6 % par an entre 2025 et 2028. Le programme national SIMANDOU 2040 place explicitement la protection sociale parmi ses piliers stratégiques (notamment le pilier 5 : Santé et bien-être). Cette dynamique ouvre une fenêtre d'opportunité unique pour mobiliser des ressources domestiques supplémentaires et investir dans un socle durable de protection sociale.
- La Politique Nationale de Protection Sociale (PNPS) adoptée en 2017 et censée couvrir la période 2016-2021 a techniquement dépassé son horizon temporel initial de plus de 4 années. La politique a été largement éprouvée par les différentes crises sanitaires et par les conséquences de certains chocs notamment ceux liés aux changements climatiques et socio-politiques, aux effets collatéraux des crises dans la sous-région et au niveau de la géostratégie mondiale. Des ajustements ont été opérés par le Ministère de tutelle à travers le Cadre des Dépenses à Moyen terme dont le programme # 2 est explicitement intitulé « protection sociale, solidarité et résilience » en attendant une mise à jour formelle de la PNSP.
- Ce contexte recommande donc que le pays dispose d’une masse critique de cadres capables de conduire le dialogue pour impulser les chantiers de la protection sociale et contribuer qualitativement aux travaux techniques, a la conceptualisation des reformes requises et assurer la communication intersectorielle qui puisse garantir le caractère multisectoriel de la problématique. L’offre de formation TRANSFORM est de ce point de vue, à ce jour l’une des plus complètes pour répondre à ce besoin critique et actuel du pays.
[1] Articles 21-30 de la constitution de la République de Guinée (2025)
Les activités, livrables attendus et période des livrables de la consultance
Activités | Livrables | Date des livrables
Elaborer les modules de formation | Documents des modules conforment aux standards TRANSFORM | 20/11/2026
Délivrer la formation pour les 35 participants pendant 5 jours | Rapport journalier de formation conforme aux standards TRANSOFRM | 27/11/2026
Elaborer un rapport des 5 jours de formation | Rapport de formation conforme aux standards TRANFORM | 02/12/2026
Qualifications minimum requises
- Avoir au minimum un diplôme universitaire niveau Master en Protection Sociale, en Sciences sociales
- Avoir au minimum 5 ans d’expérience professionnel de formateur en protection sociale
- Etre un (e ) formateur (trice) certifié ( e)s TRANSOFRM
- Maitrise du Français
Connaissance/expertise/Compétence
Protection sociale :
Il est impératif que le /la candidat/e soit certifié/e TRANFORM
- Expérience pertinente au niveau national, en particulier dans le développement, les contextes fragiles et humanitaires est un atout.
Pour chaque enfant, vous démontrez...
Les valeurs de l'UNICEF : Attention, Respect, Intégrité, Confiance, Responsabilité et Durabilité (CRITAS).
L'UNICEF promeut et défend la protection des droits de chaque enfant, partout, dans tout ce qu'il fait, et est mandaté pour soutenir la réalisation des droits de chaque enfant, y compris les plus défavorisés, et toute notre personnel doit refléter la diversité de ces enfants.
L’UNICEF n’embauche pas de candidats mariés à des enfants (personnes de moins de 18 ans). L’UNICEF applique une politique de tolérance zéro envers tout comportement incompatible avec les buts et objectifs des Nations Unies et de l’UNICEF, y compris l’exploitation et les abus sexuels, le harcèlement sexuel, l’abus de pouvoir, la discrimination, la fraude, la corruption et toute autre forme de mauvaise conduite.
L’UNICEF s’engage à promouvoir la protection et la sécurité de tous les enfants. Tous les candidats retenus feront l’objet de vérifications rigoureuses de références, de sécurité et d’antécédents. Ces vérifications peuvent inclure la confirmation des diplômes et de l’expérience professionnelle, le contrôle par rapport aux bases de données sur les inconduites des Nations Unies, ainsi que des demandes de divulgation d’inconduites auprès des employeurs actuels et précédents, associations professionnelles, autres organisations pertinentes et organisations participantes dans le cadre d’initiatives inter-agences de protection, y compris le Système de Divulgation des Inconduites (SDI), le cas échéant.
La nomination, la sélection et le maintien en poste dépendent de la réussite satisfaisante de toutes les vérifications requises. Les candidats retenus peuvent être amenés à fournir des informations supplémentaires et à donner leur consentement pour permettre à l'UNICEF de réaliser ces vérifications. Les vérifications des parcours incluront la vérification des diplômes et de l'historique professionnel. Les candidats retenus peuvent être invités à fournir des informations supplémentaires pour effectuer cette vérification et les candidats retenus en situation de handicap peuvent être sollicités pour soumettre, de manière confidentielle, des documents justificatifs concernant leur situation d'handicap.
Les nominations à l'UNICEF sont soumises à une aptitude médicale. L'obtention d'un visa par le pays d'accueil du poste est requise pour les postes IP et sera facilitée par l'UNICEF. Les nominations sont conditionnées à la volonté des candidats sélectionnés de se conformer aux exigences de vaccination actuelles ou futures, si l'UNICEF les impose au personnel. Ne pas respecter ces exigences, le cas échéant, sans exemption médicale dûment approuvée par l'autorité compétente de l'ONU, entraînera l'annulation de la sélection ou pourra entraîner d'autres mesures administratives, y compris la séparation du service.
Remarques
Selon l'article 101, paragraphe 3, de la Charte des Nations Unies, la principale considération dans l'emploi du personnel est la nécessité de garantir les normes les plus élevées d'efficacité, de compétence et d'intégrité.
Les employés du gouvernement qui sont envisagés pour un emploi chez l'UNICEF doivent normalement démissionner de leur poste gouvernemental avant de commencer une mission avec l'UNICEF. L'UNICEF se réserve le droit de retirer une offre d'emploi, sans compensation, si un visa ou un certificat médical n'est pas obtenu, ou si les vaccinations nécessaires ne sont pas effectuées, dans un délai raisonnable, pour quelque raison que ce soit.
L'UNICEF ne prélève aucun frais de traitement à aucune étape de son processus de recrutement, de sélection et d'embauche (c'est-à-dire à l'étape de candidature, à l'étape de l'entretien, à l'étape de validation ou lors de la nomination et de la formation). L'UNICEF ne demandera pas les informations bancaires des candidats.
L'action humanitaire est une priorité transversale dans le Plan stratégique de l'UNICEF. L'UNICEF s'engage à rester et à agir dans les contextes humanitaires. Ainsi, tout le personnel, à tous les niveaux et dans toutes les fonctions, peut être appelé à être déployé pour soutenir la réponse humanitaire, contribuant à renforcer à la fois la résilience des communautés et la capacité des autorités nationales.
Toutes les offres d'emploi de l'UNICEF sont publiées, et seuls les candidat (e )s présélectionné (e )s seront contacté (e )s et passeront à l'étape suivante du processus de sélection. Un (e ) candidat (e ) interne qui exerce à un niveau correspondant au poste dans le domaine fonctionnel concerné, ou un candidat interne/externe dans le groupe de talents correspondant, peut être choisi, s'il convient au poste, sans évaluation des autres candidats.